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Julie Sicard

Sociétaire de la Comédie-Française

Dès l’âge de treize ans, Julie Sicard participe aux activités théâtrales du Théâtre des Agités, à Poitiers.
Sous l’égide de Jean-Pierre Berthomier et Philippe Faure, elle joue notamment dans L’Éveil du printemps de Wedekind, Amphitryon de Molière, Léonce et Léna de Büchner et 1789 d’Ariane Mnouchkine. En 1992, elle obtient son premier rôle professionnel dans La Petite Fille au bout du chemin de Laird Koenig, spectacle créé à Poitiers puis repris au Festival d’Avignon.
Formée au Conservatoire national supérieur d’art dramatique dans les classes de Jacques Lassalle et de Catherine Hiegel, elle entre en 1997 en tant qu’élève stagiaire à la Comédie-Française et joue dans La Tête dans les nuages de Marc Delaruelle.

Elle devient pensionnaire de la Troupe, le 14 juin 2001, puis la 518e sociétaire le 1er janvier 2009. Elle y débute en interprétant Angélique dans la mise en scène de Claude Stratz du Malade imaginaire de Molière, spectacle dans lequel elle joue le rôle de Toinette dans sa reprise en 2011. Elle retrouve Molière sous la direction de Thierry Hancisse dans Sganarelle ou le Cocu imaginaire et celles de Jacques Lassalle puis Jean-Pierre Vincent dans Dom Juan ou le Festin de pierre. Elle endosse chez Feydeau les partitions de Clara dans Le Dindon mis en scène par Lukas Hemleb et d’Angèle dans Le Système Ribadier par Zabou Breitman, chez Labiche celles d’Aline Duval dans La Dame aux jambes d’azur par Jean-Pierre Vincent et d’Anaïs, la femme de Beauperthuis, dans Un chapeau de paille d’Italie par Giorgio Barberio Corsetti. Elle joue Shakespeare avec Le Conte d’hiver et Le Songe d’une nuit d’été par Muriel Mayette-Holtz et La Mégère apprivoisée par Oskaras Koršunovas, ainsi que Corneille avec L’Illusion comique par Galin Stoev et Rostand avec Cyrano de Bergerac par Denis Podalydès. Elle retrouve Jacques Lassalle dans Il Campiello de Goldoni, interprète Sénèque le Jeune avec Agamemnon pour Denis Marleau, Voltaire avec Candide pour Emmanuel Daumas, La Fontaine avec ses Fables pour Robert Wilson. Lilo Baur lui confie le rôle d’Agafia Agafonovna dans Le Mariage de Gogol, Maëlle Poésy celui d’Elena Ivanovna Popova dans L’Ours de Tchekhov, Anne Kessler en fait la Grisette de La Ronde de Schnitzler. Thomas Quillardet la distribue pour sa part dans sa version des Trois Petits Cochons. Elle chante dans les cabarets de Philippe Meyer, prête sa voix à Georges Brassens pour Thierry Hancisse et à Léo Ferré pour Claude Mathieu, participe au spectacle musical de Sylvia Bergé Quatre femmes et un piano et présente elle-même Soudain dans la forêt profonde.

Dans cette multiplicité des registres, Julie Sicard porte de nombreuses propositions contemporaines : elle fait partie de l’aventure Paroles, pas de rôles / vaudeville des collectifs Tg STAN, De Koe et Discordia, Anne-Laure Liégeois la met en scène dans Une puce, épargnez-la de Naomi Wallace, Sulayman Al-Bassam dans Rituel pour une métamorphose de Saadallah Wannous, Muriel Mayette-Holtz dans Le Retour au désert de Koltès, Michel Raskine dans Juste la fin du monde de Jean-Luc Lagarce, Robert Cantarella dans La Maison des morts de Philippe Minyana.

Dernièrement, elle joue Lisette pour Christiane Jatahy dans son adaptation de La Règle du jeu de Jean Renoir et Ilse pour Clément Hervieu-Léger dans L’Éveil du printemps de Wedekind.

La saison dernière elle joue dans L’Heureux Stratagème de Marivaux par Emmanuel Daumas, Fanny et Alexandre d’Ingmar Bergman par Julie Deliquet et Électre /Oreste d’Euripide par Ivo van Hove.

Au cinéma, Julie Sicard tourne en 2017 pour Laurent Perreau dans La Bête curieuse et pour Guillaume Gallienne dans Maryline. Elle apparaît également dans des films de la collection « La Comédie-Française fait son cinéma » : Juste la fin du monde d’Olivier Ducastel et Jacques Martineau, L’Illusion comique de Mathieu Amalric et Dom Juan & Sganarelle de Vincent Macaigne.

En 2019-2020, Julie Sicard joue dans Le Malade Imaginaire de Molière par Claude Stratz en tournée puis au Théâtre Marigny, dans Forums de Patrick Goujon, Hélène Grémillon et Maël Piriou, conçus et mis en scène par Jeanne Herry au Théâtre du Vieux-Colombier, dans Le Côté de Guermantes d’après Marcel Proust mis en scène par Christophe Honoré au Théâtre Marigny et dans la reprise d’Électre / Oreste. Elle présente également une lecture d’un corpus d’extraits de textes intitulé Et Dieu dans tout ça ? pour son grenier d’acteur à la Coupole.